Un petit groupe lors d'une visite guidée WWII à Paris avec le guide Clément Daguet-Schott

À quoi s'attendre lors d'une visite guidée WWII à Paris

Clément Daguet-Schott |
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Pourquoi la marche est le seul moyen de comprendre le Paris occupé

Quand on me demande comment découvrir l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à Paris, ma réponse est toujours la même : il faut marcher. Pas parce que la distance est longue — elle ne l’est pas — mais parce que l’histoire du Paris occupé se cache dans les détails. Un impact de balle sur une façade près de la Sorbonne. Une plaque commémorative à l’angle d’une rue où personne ne s’arrête. Le banc exact du jardin du Luxembourg où une cellule de la Résistance échangeait des messages codés.

Je guide des visites sur la Seconde Guerre mondiale à Paris depuis plusieurs années, et une chose est certaine : la ville elle-même est le musée. Il suffit de savoir où regarder.

Ce que la visite couvre

Mes visites suivent le fil de l’Occupation de Paris, depuis la chute de juin 1940 jusqu’aux années de Résistance et à la Libération d’août 1944. Ce n’est pas un survol. J’ai lu plus de 20 ouvrages consacrés à cette période — mémoires, récits militaires, témoignages de première main — et je nourris chaque étape du parcours de ces recherches.

La Chute

On commence par juin 1940. Paris déclarée ville ouverte, abandonnée par son gouvernement, vidée des deux tiers de sa population. J’explique comment l’armée allemande a descendu les Champs-Élysées et ce que cela signifiait, concrètement, pour les Parisiens de se réveiller sous un drapeau étranger. Devant le Palais du Luxembourg — réquisitionné comme quartier général de la Luftwaffe — on mesure le poids de cet instant.

La Résistance

C’est le cœur de la visite. Je raconte l’histoire de celles et ceux qui ont choisi de se battre, souvent au prix de leur vie. Agnès Humbert, historienne de l’art au Musée de l’Homme, cofondatrice de l’un des tout premiers réseaux de Résistance en France occupée. Rose Valland, la discrète conservatrice du Jeu de Paume qui a secrètement répertorié plus de 20 000 œuvres volées par les nazis — risquant l’exécution chaque jour pendant quatre ans.

Près de la Sorbonne, je décris les manifestations étudiantes de 1940, l’un des premiers actes publics de défi contre l’Occupation. Le long du Boulevard Saint-Michel, on retrace le tracé des barricades érigées en août 1944. Ce ne sont pas des récits abstraits. Ils se sont déroulés sur les trottoirs mêmes où vous vous tenez.

La Libération

La visite culmine avec août 1944 et la Libération de Paris. Je reviens sur la décision extraordinaire du Général von Choltitz — le gouverneur militaire allemand — de désobéir à l’ordre direct d’Hitler de détruire la ville. On évoque la marche triomphale du Général de Gaulle sur les Champs-Élysées le 26 août, et la fameuse scène d’Hemingway libérant le bar du Ritz (ou du moins le prétendant).

Devant Notre-Dame, je raconte les tirs de sniper qui ont éclaté pendant la messe d’action de grâce du jour de la Libération — des balles ricochant sur les piliers de la cathédrale pendant que de Gaulle refusait de se mettre à couvert. On peut se tenir dans la même nef et se représenter la scène.

Les deux parcours : Rive Gauche et Rive Droite

Je propose deux itinéraires distincts, d’environ deux heures et demie chacun.

Rive Gauche

Ce parcours traverse le cœur intellectuel et spirituel du Paris en guerre. On arpente le Boulevard Saint-Michel, on passe devant le Palais du Luxembourg, on longe les rues autour de la Sorbonne, et on termine à Notre-Dame. La Rive Gauche était le centre de la résistance étudiante, de l’édition clandestine et de certains des combats les plus acharnés de la Libération. C’est la visite que je recommande pour comprendre la Résistance de l’intérieur.

Rive Droite

La Rive Droite aborde un autre angle : le pouvoir, la diplomatie et la mécanique de l’Occupation. On passe le Pont Alexandre III, on traverse la Place de la Concorde (où se tenaient les défilés militaires allemands), et on rejoint la Place Vendôme, siège du Ritz et du commandement militaire allemand. Ce parcours vous met face aux lieux où se sont prises les décisions qui ont déterminé le sort de la ville.

Les deux visites couvrent environ 3 à 4 kilomètres à un rythme confortable, avec des arrêts fréquents. Ce n’est pas une marche forcée. On prend le temps.

À qui s’adresse cette visite ?

J’ai guidé des professeurs d’histoire et des adolescents. Des familles avec enfants et des voyageurs en solo. Des petits-enfants de vétérans et des gens qui avaient simplement vu un documentaire et voulaient en savoir plus. Pas besoin d’être spécialiste. Pas besoin non plus de connaître grand-chose à la Seconde Guerre mondiale. Je pars du début et je construis le récit étape par étape.

Cela dit, les visites sont conçues pour un public adulte et des enfants à partir de 12 ans environ. Le sujet aborde la guerre, la persécution et la perte. Je le traite avec le sérieux qu’il mérite.

Quoi apporter

Paris est une ville qui se découvre à pied, et ces visites ne font pas exception. Voici ce que je recommande :

  • Des chaussures confortables. On marche environ deux heures et demie sur des pavés et du bitume. Rien d’extrême, mais les sandales ne sont pas idéales.
  • De l’eau. Surtout en été. Paris peut être étonnamment chaud de juin à septembre.
  • Un coupe-vent léger. La météo parisienne est imprévisible. Les visites ont lieu par tous les temps.
  • De la curiosité. C’est le plus important. Les questions ne sont pas seulement bienvenues — elles rendent la visite meilleure.

Pas besoin d’apporter de liquide (la visite est réservée et payée en ligne à l’avance), ni de ticket de métro pour le point de rendez-vous — les deux points de départ sont en plein centre de Paris, facilement accessibles à pied depuis la plupart des hôtels.

Pourquoi une visite à pied plutôt qu’en bus ?

On me pose souvent la question. Voici ma réponse honnête : un bus vous montrera des monuments. Une visite à pied vous montrera l’histoire.

Quand on se tient devant un mur criblé d’impacts de balles datant de 1944, on ne regarde pas une photo dans un livre. On y est. Quand je montre un balcon du Boulevard Saint-Michel en expliquant qu’un résistant a lancé une grenade depuis ce point précis pendant l’insurrection, la rue se transforme. Ce n’est plus un quartier commercial. C’est un champ de bataille.

Marcher permet aussi d’aller là où les bus ne passent pas. Dans des ruelles étroites, à travers des cours cachées, devant des détails qui n’existent qu’à hauteur d’œil. L’histoire du Paris occupé ne se raconte pas seulement par les grands boulevards. Elle se raconte dans les interstices.

Ce qui rend cette visite différente

Il existe d’autres visites sur la Seconde Guerre mondiale à Paris. Voici ce qui distingue la mienne.

La profondeur des recherches. J’ai passé des années à lire des sources primaires — mémoires de résistants, archives militaires allemandes, récits de témoins directs de la Libération. Je ne répète pas des résumés trouvés sur internet. Je vous raconte des histoires que vous n’avez jamais entendues.

Des petits groupes. Mes visites sont privées, ce qui signifie que votre groupe est seul. Pas d’inconnus, pas d’attente pour que 40 personnes traversent la rue. Cela permet de vrais échanges, de vraies questions, et un rythme adapté à chacun.

Une connexion personnelle. Je ne lis pas un script. J’ai parcouru ces rues des centaines de fois, et chaque fois je découvre quelque chose de nouveau. Mon objectif n’est pas de vous faire un cours magistral — c’est de vous faire voir Paris autrement.

Du concret, pas du général. Je n’essaie pas de couvrir toute la Seconde Guerre mondiale en deux heures. Je me concentre sur Paris, sur les gens qui y vivaient, et sur les choix qu’ils ont faits. À la fin de la visite, vous connaîtrez l’histoire de cette ville en guerre d’une manière qu’aucune exposition de musée ne peut reproduire.

Prêt à marcher dans l’Histoire ?

Si vous prévoyez un séjour à Paris et que vous voulez découvrir la ville au-delà de la carte postale, ce serait un plaisir de vous guider. Mes visites sur la Seconde Guerre mondiale ont lieu tous les jours, sur réservation. Les groupes sont petits, le rythme est détendu, et les histoires racontées vous accompagneront bien après votre départ.

Réservez votre visite privée WWII ici et découvrez le Paris que la plupart des visiteurs ne voient jamais.

Envie de découvrir ces lieux en personne ?

Rejoignez notre visite guidée de 2 heures à pied dans le Paris de la Seconde Guerre mondiale.

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Clément Daguet-Schott

Clément Daguet-Schott

Passionné d'histoire et guide indépendant à Paris. Plus de 20 ouvrages de recherche, des visiteurs de 25+ pays et une note de 4.9/5 sur Google.

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